C’est au garage Beauregard de Brive, et sous le regard de Mr

Patrick Crouhy, qu’Eric Peyrard a présenté sa nouvelle Clio, et ses

ambitions pour 2017. L’occasion de lui poser quelques questions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eric, pourquoi avoir troqué ta Clio 3 RS, contre une Clio 4 RS ?

« Cela fait 8 ans que je cours en Clio. J’ai eu une Williams, une Clio 2 RS Cup, et une Clio 3 RS Cup. Dans cette dernière, j’étais comme dans mon canapé et j’ai obtenu de nombreuses victoires. Mais la roue tourne, le matériel évolue, et puis je suis un homme de challenge. Celui là, est peut-être plus difficile que les autres, mais avec mon équipe et mes partenaires, on va le relever »

 

Comment s’est effectué le passage de la Clio 3 à la 4 ?

« Les premiers tours de roues se sont effectué en novembre 2016 au Vigeant. Il faisait froid et je n’avais que des pneus de circuit, donc durs. J’ai fais pas mal de figures. De retour à Brive, on a beaucoup travaillé sur la tenue de route, et début mars, de retour au Vigeant, avec les bons pneus, j’ai pu approcher les chronos que j’avais fait avec la Clio 3. J’ai du aussi changer mon pilotage, et m’adapter à cette auto qui est bien différente de mon ancienne.

 

Vas-tu refaire le championnat de France de la montagne cette année ?

« Non, juste 3 manches et des épreuves régionales. Je dois beaucoup apprendre de cette nouvelle auto. Il vaut mieux rester humble, et revenir en 2018, où là, la situation aura évoluée »

 

En début d’année, tu as intégré la commission technique de la coupe de France de la montagne. Pourquoi ?

« Suite à un changement de réglementation en novembre 2016, la Clio 4, ne pouvait plus rester en A3, et se retrouvait en A4, face à des autos bien plus puissantes. Après avoir beaucoup planché sur cette situation, j’ai envoyé un courrier à la FFSA, dans lequel je démontrais que l’écart de performance entre la Clio 4, et les versions 2 et 3, n’étaient pas aussi importants que ce qui avait été annoncé. A noter que j’ai reçu de nombreux soutiens, et une oreille très attentive de la part de Renault Sport. Puis j’ai laissé réfléchir tout le monde, et en début d’année, après avoir constaté que pas grand-chose n’avait bougé, j’ai envoyé ma candidature, pour intégrer cette commission. Cela donne plus de crédibilité à ma démarche, pour bien sur défendre le cas de la Clio 4, qui est à ce jour en GTTS, face à des Porsche, Lamborghini, Audi R8 et autres GT. Ce qui alimente une incompréhension de la part des spectateurs. Après avoir effectué un sondage auprès de nombreux pilotes, tous seraient OK pour la création d’une classe A3T, qui s’intercalerait entre les A3 et A4, et permettrait une parfaite équité sportive. Mais il n’y a pas que le cas de la Clio 4, il y a ceux des voitures fermées, où là aussi on se pose beaucoup de questions ».

 

Propos recueillis par G. Coëffe

 

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