La tête dans les étoiles, les pieds sur le sable

 

Que dire de plus, pour Christelle et Marie, toute deux hôtesses de l’air à Air France, et qui vont participer du 17 mars au 1er avril, au 27eme rallye Aïcha des Gazelles. L’occasion de faire plus ample connaissance.

 

 

Marie, comment vous êtes vous rencontrées, et comment est née cette idée de participer à ce rallye Aïcha des Gazelles ?

« Nous nous sommes rencontrées il y a deux ans sur un vol Paris-Singapour. Bien que cela ne soit pas facile dans notre profession, on s’est retrouvé un jour à Paris. Là, Christelle me parle de son projet de participer à ce rallye. De suite, j’ai eu confiance en ce projet, qui a très vite pris forme. Je reconnais que Christelle est très forte, car m’amener dans une aventure incroyable comme celle la, honnêtement, je n’y aurais jamais cru. Mener un tel projet, n’est pas facile, avec nos vies très prenantes. Mais on y arrive, on avance. »

Christelle, qu’est ce que vous rechercher en participant à cette épreuve ?

« Etant toujours à parcourir le monde dans nos avions, le fait de participer à ce rallye, représente une aventure, beaucoup plus terrestre. Nous avons surtout un besoin de dépassement de nous même, de voir jusqu’où nous sommes capables d’aller en se retrouvant à vivre deux semaines dans le désert. Ce qui va nous changer des hôtels que nous fréquentons toute l’année. Vivre une telle aventure, nous emballe fortement ».

Marie, suivez-vous une préparation physique particulière ?

« Dans notre métier, lors des escales, on se repose un peu, et on fait du sport pour pouvoir gérer les décalages horaires, et les repas, que l’on prend on peu n’importe quand. Lors de nos retour en France, (Marie à Paris et Christelle à Feytiat) nous continuons à faire du sport pour entretenir notre endurance ».

Christelle, participer à ce rallye réclame un certain budget. Comment faites-vous ?

« Le budget est de 30 000 euros. Par le biais de ce rallye, nous voulons représenter le Limousin, pour qu’il se démarque de la nouvelle grande région Aquitaine, que nous ne renions pas, mais nous voulons que le Limousin, ne soit pas oublié. C’est pourquoi, nous recherchons des partenaires, qui partagent avec nous cette démarche »

La panne mécanique fait partie du sport automobile, et puis conduire dans le désert, n’est pas évident. Comment allez-vous faire ?

(Christelle). « Bien que je baigne dans l’automobile depuis ma plus tendre jeunesse, il va nous falloir effectivement acquérir certaines notions de mécanique, pour qu’en cas de panne nous puissions nous débrouiller par nous même, sans faire appel à l’assistance. Car dans ce cas, le règlement stipule que nous prendrions des pénalités ».

(Marie). « Avant de partir, nous allons suivre un stage de préparation au Maroc, où nous apprendrons comment franchir des dunes, comment s’orienter, et plein d’autres astuces pour conduire dans le désert. Bien que c’est Christelle qui pilotera, nous suivrons le stage toutes les deux, car si le besoin se fait sentir je pourrais aussi prendre le volant. Le choix de Christelle comme pilote et moi comme copilote, s’est fait tout naturellement. Nous devons avoir chacune un rôle bien défini, pour exceller chacune dans notre domaine ».

Une grande aventure sportive et humaine au féminin.


 

G. Desvaux


 

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à vos centres d’intérêts.